RDA2023 : L’égalité pour toutes et tous – Genres, classes et cultures – contribuez en répondant aux appels à participation

La prochaine édition du festival Raisons d’agir se déroulera du 5 au 8 avril 2023 sur le thème « L’égalité pour toutes et tous – Genres, classes et cultures »

Ce festival annuel multiforme s’attache à croiser les expériences individuelles et collectives et les savoirs issus des sciences sociales. Il associe chercheurs, créateurs, militants, lycéens et étudiants, afin de mener une réflexion collective sur les débats politiques contemporains et ainsi d’y prendre part. Sa programmation est résolument ouverte et accessible à toutes et tous.

Appel à communications à destination (date limite : le 30 novembre) :

Échanger, comprendre et agir sur les rapports de genre

Caissières et aides à domicile surexploitées, jeunes femmes mariées de force et jeunes hommes persécutés pour leur orientation sexuelle, personnes transgenres objets de toutes les passions et de tous les dégoûts et, encore et toujours, femmes martyrisées par ceux qu’on n’ose appeler leurs compagnons, trop souvent jusqu’à la mort… La question du genre est d’abord un enjeu humain.
Elle est partout en débat. Elle divise les familles et les sociétés. Elle travaille les collectifs militants, y compris les associations et les syndicats les plus progressistes. A l’échelle internationale, elle est devenue un instrument des luttes politiques et des guerres entre états, « civilisés » contre « arriérés », ou « purs » contre « dégénérés ». Et les ONG qui agissent en faveur des progrès humains doivent trouver leur juste place, pour soutenir les expériences locales sans reconstituer une forme de domination culturelle, et contribuer à l’émancipation collective sans renoncer aux impératifs de l’émancipation individuelle.
La question du genre est, nécessairement, une question de portée universelle et s’imbrique dans toutes les autres questions au travail dans nos sociétés. Le sort qui est fait aux travailleuses en dit beaucoup sur la façon dont l’économie néo-libérale a imposé de nouvelles formes de précarité. Les ressorts des mobilisations comme la « Manif pour tous » peuvent se comprendre à la lumière des caractéristiques socioéconomiques et religieuses de celles et ceux qui s’y sont engagé.es. Même l’indispensable révolution écologique de nos sociétés se heurte à des résistances associées, notamment, à une certaine conception de la virilité.
Les luttes féministes et LGBTI+ ne sont-elles pas aussi universalistes par leurs finalités ? Du droit de vote des femmes à MeToo, l’exigence d’égalité juridique et réelle a été le moteur des luttes féministes. Et des émeutes de Stonewall au Mariage pour tous, c’est là encore la volonté d’accéder aux mêmes droits qui a guidé les grands combats gays et lesbiens. Là où certains croient trouver un creuset du « communautarisme », ne trouve-t-on pas le plus souvent l’exigence de la liberté, la passion de l’égalité ?
L’existence de communautés protégées a souvent été une condition de survie des personnes concernées. Et les fameux « débats non-mixtes », qui défraient aujourd’hui la chronique, ne seraient-ils pas d’abord des moments permettant à chacune et chacun d’accéder à la parole ? En France tout particulièrement, il faudrait surtout se demander si ces luttes pour l’égalité ne prolongent pas celles engagées lors des révolutions de 1789-92 et de 1848, lorsque la recherche de l’égalité en droit a rencontré la revendication de la justice sociale, dont la devise de notre République porte la trace : « Liberté, Egalité, Fraternité ». Et demain, peut-être, sororité ?
Chacune, chacun est concerné. Dans ses relations familiales, amicales ou amoureuses, dans son parcours scolaire ou ses pratiques sportives, au travail, au moment de voter ou de s’engager. Beaucoup de professionnel·les sont aussi directement confronté.es à ces enjeux : dans l’éducation, le travail social, la santé ou l’éducation populaire… Comment intervenir auprès des jeunes ou au sein des familles ? Comment transmettre les règles de respect des personnes autrement que comme un simple catéchisme républicain ? Comment aborder l’éducation à la sexualité ? Sur toutes ces questions, le partage des expériences professionnelles peut s’avérer particulièrement utile.
C’est donc aux questions de genre envisagées dans toutes leurs dimensions que nous proposons de consacrer l’édition 2023 du festival Raisons d’agir, en examinant leurs aspects socioéconomiques, interculturels, éducatifs, écologiques et politiques. De nombreuses disciplines apportent un éclairage utile sur ces questions : sociologie, histoire, études de genre, philosophie, anthropologie, géographie, science politique, économie, psychologie ou sciences de l’éducation… Mais de façon complémentaire, les récits d’expériences individuelles ou collectives, la littérature, le cinéma et la musique, les arts en général, contribuent à exprimer et à donner à comprendre les enjeux du genre et leur entrecroisement avec les autres questions de société. Les contributions les plus diverses, dans leur forme comme sous l’angle des questions traitées, peuvent ainsi contribuer à faire de ce festival 2023 un moment de partage de savoirs et de points de vue, d’éducation populaire et d’engagement.

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